Pourquoi je suis passée au foin à volonté.

Tout d’abord, il faut savoir que mon « instruction » de base sur l’alimentation des chevaux a été faite par mon centre équestre. A savoir, trois repas par jour à heure fixe : matin, midi et soir avec des granulés et un peu de foin lors du dernier repas pour la nuit.

Aussi lorsque ma jument est arrivée dans mon champ, je ne me suis pas posée de question sur le sujet car elle allait être à l’herbe H24. Bien sûr le temps avançant, il m’a fallu du foin lorsque l’herbe n’était plus assez haute, et l’on m’a conseillé d’acheter 100 bottes de foin pour subvenir à ses besoins pour l’hiver.

Ma jument avait donc sa ration de foin pour les 24h en une seule fois, à savoir entre 7 et 9 kg de foin posé au sol. Elle avait également 1,5L de granulé pour l’aider à passer les températures basses. Ma jument perdait un peu d’état l’hiver, mais vue qu’elle était ronde comme une barrique avec l’herbe durant la belle saison, à la sortie de l’hiver elle était juste bien.

Puis, j’ai commencé à m’intéresser à l’alimentation du cheval, son système digestif mais aussi ses besoins naturels de base. C’est ainsi que j’ai découvert qu’un cheval avait besoin de manger entre 12 et 16h par jour. Que l’estomac d’un cheval n’était pas fait pour subir de longue durée de disette car l’acide gastrique de l’estomac  engendrait des ulcères et que le mieux pour un cheval était d’avoir du foin à volonté.

Cela m’a fait l’effet d’une claque. En club, l’on nous apprend à panser un cheval, le seller, le monter, mais aucunement comment « bien » le nourrir… Après, avec le recul, je comprends qu’il leur est difficile de nous apprendre des choses qu’ils ne respectent pas eux même…. Stocker du foin que l’on rationne pour une cavalerie de 30 équidés (poney et chevaux compris) cela doit déjà demander de la place, alors si le foin devait être donné à volonté je vous laisse imaginer….

Bref, je devais complètement revoir ma façon de gérer et surtout de distribuer le foin. C’est ainsi que mes filets à foin sont devenus mes meilleurs compagnons de « nourrissage » : facile à remplir, augmentation du temps des repas et surtout très peu de gaspillage.

Cependant, restait un gros soucis : le stockage du foin à volonté. Il faut un grand abri ou hangar pour entreposer la quantité de foin nécessaire à la ou les périodes de distribution. Chose que j’ai pu réaliser cet été seulement. Je suis donc passée depuis Noël à du foin à volonté pour mon ptit groupe. Pourquoi Noël seulement? Parce qu’il me fallait être en vacances pour pouvoir allouer le temps nécessaire au remplissage des filets et ce plusieurs fois par jour si besoin.

Les deux premiers jours, mes grosses se sont jetées sur le foin telles des gloutonnes. C’est ainsi que 100kg de foin sont partis en 48h. Puis, au bout du troisième jours où je remplissais sans relâche mes filets au maximum, elles ont commencé à se « poser ». Aujourd’hui je suis tombée à la même quantité de foin que je donnais lorsque je « rationnais », mais vue qu’elles sont sereines par rapport à l’accès au foin, elles ne se jettent plus dessus et mangent tranquillement et doucement au fil de la journée.

Il n’y a pas un jour où je rentre dans le champ où tous les filets sont vides. Il y a toujours un petit fond sur un ou deux filets, une véritable victoire pour moi. Je remplis à nouveau et aucun des trois n’est pressé d’aller manger. Les rapports se sont grandement améliorés et l’équipe est plus sereine. Petit Pompon peut manger tranquillement sans que mes grosses viennent le chasser, Ryry et Coc’s passent plus de temps à chercher ma compagnie ou à somnoler lorsque je suis présente.

Cela me fait un peu bizarre de les voir ainsi, elles d’habitude si énergique à mon arrivée et à se jeter sur le foin! Là, elles me regardent faire tranquillement, et une fois tout remplis elles vont sur le filet qui leur plaît le plus d’un pas lent et mangent distraitement le foin.

J’avoue qu’au début, j’avais un peu peur que mes grosses deviennent encore plus grosses, mais après 3 semaines de ce « régime » aucune n’a grossi. Au contraire, elles sont même moins gonflées, et ont une ligne plus jolie et bien proportionnée.

Par contre j’ai effectivement du gaspillage comparé à avant où chaque brin de foin était mangé. La, du foin stagne sous mes filets et avec la pluie des derniers temps, il se mélange à la boue et est donc perdu. Mais je m’y attendais un peu donc ce n’est pas une grosse surprise et puis comme je suis retombée à la quantité de foin donné avant, je ne vois pas de différence sur mon budget.

Bilan : Pour le moment tout se passe très bien, je suis très satisfaite d’avoir fait ce choix et d’avoir pu le concrétiser. Je pense rester sur ce choix d’alimentation, reste plus que mon fournisseur de foin puisse suivre! 😀

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Bilan de l’année 2017

Je vous souhaite à tous et à toutes une excellente année 2018. Espérons que tous vos projets se réalisent avec succès!

Revenons sur l’année 2017, il est temps de faire le bilan :

Hiver :

Il a été marqué par l’arrivé de Pompon et le départ de la jument de mon amie T. C’est ainsi que j’ai pu tester les fleurs de bach et me rendre compte de leur efficacité. Elles méritent toute la bonne publicité qui leur est faite sur le net.

Le temps est resté très froid et sec, j’ai eu le droit à deux épisodes de neige. Le premier sur une matinée, le deuxième a duré 3 jours.

J’ai commencé à tirer du grillage sur une partie de ma haie, afin de ne pas avoir un Pompon qui puisse s’échapper. Il faudra que je poursuive en 2018 sur encore 50 mètres.

Printemps :

j’ai tenté de resemer mes coins de pré mort et c’est une semi réussite. Vue que le temps est resté très sec durant le printemps, les parties que je n’ai pas pu arroser n’ont rien donné. Par contre l’épandage de crottin sur mes parcelles a bien aidé ces dernières à reprendre de l’herbe bien verte.

J’ai repris le débourrage de Coccinelle et nous avons commencé les balades montées seules en extérieur. Un vrai régal.

Été :

A peine l’été a pointé le bout de son nez que mes parcelles étaient déjà quasi désertes à cause d’un manque de pluie évident. Un vrai casse tête qu’il m’a fallu gérer en remettant les grosses au foin et ce dès Juillet.

Nous avons, mon mari et moi réalisé un nouvel abri à foin, beaucoup plus grand et haut que l’ancien. Une belle réussite qui me permet d’augmenter ma capacité de stockage de 120%!

J’ai continué les balades avec ma belle Coccinelle et nous trouvons tout doucement notre rythme.

Automne :

J’ai continué mon PP, on aménage doucement mais surement. Tous mes filets à foin sont à présent de la marque Heunetz, pour mon plus grand plaisir. Enfin des filets qui tiennent la route!

La pluie tant désirée se manifeste enfin un peu en cette fin de saison! Hourra! Les températures sont assez douces, même si nous avons eu deux petits épisodes de neige, les gelées sont très rares. Par contre mes chevaux pataugent dans la boue…

Bilan de l’année : Je ne sais pas trop quoi dire pour cette année. J’avoue ne pas la trouver très « glorieuse ». Je n’ai pas fait grand chose que ce soit à cheval ou sur un niveau « structure ». Comme toujours j’espère que 2018 sera plus « intense ».

Le cheval et le froid

Tout d’abord quelques principes généraux sur le cheval :

Ce dernier a une zone de neutralité thermique. Elle se situe pour un cheval en bonne santé entre 5° et 25°. En dessous de ses températures ou au dessus, l’organisme du cheval va devoir mettre en oeuvre différent mécanisme pour soit l’aider à rester au chaud ou au contraire l’aider à baisser sa température. Il faut 3 semaines au cheval pour s’adapter à un changement brutal de température qui le sortirait de sa zone de neutralité. Cette zone évolue en fonction de l’adaptation de l’organisme, mais sachez qu’au delà de -15°, il devient plus compliqué au cheval de s’auto-réguler et donc de lutter contre le froid.

A noté au passage, que le cheval est homéotherme, plus communément appelé « sang chaud ». Il a la capacité de garder une température constante (37,5°-38°).

Comment le cheval lutte-t-il contre le froid?

Dans un premier temps, le cheval prend son poil d’hiver. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas la baisse des températures qui « déclenche » la pousse, c’est la baisse de luminosité! Ainsi, en fin d’été, lorsqu’on a déjà perdu prêt de 3h de soleil dans la journée, l’organisme lance la perte du poil d’été au profit de la pousse du poil d’hiver!

Dans un deuxième temps, le cheval va consommer plus de nourriture afin de subvenir à l’augmentation de calorie brûlées pour garder sa température constante. C’est la raison pour laquelle il est important de bien adapter la ration de son cheval par rapport aux saisons.

Si le temps est vraiment froid ou que le cheval n’a pas encore eu la possibilité d’avoir tout son poil d’hiver, il va frissonner, ce qui va provoquer de la chaleur et donc l’aider à se réchauffer et/ou garder sa température constante.

Il va également diminuer le diamètre des vaisseaux sanguins de ses extrémités (jambes, oreilles), appelé aussi la vasoconstriction, afin de refluer le sang vers les organes vitaux. Cela entraîne une baisse de températures sur les membres permettant d’éviter les dommages que cela pourrait faire aux tissus. C’est ainsi que les chevaux qui ont les pieds dans la neige n’ont pas de soucis et ne ressentent moins le froid.

Et pour finir, le poil et sa pilo-érection (lorsqu’il hérisse son poil en gros) va permettre au cheval de bien s’isoler contre le froid. C’est le moment où il ressemble à un gros nounours d’ailleurs.

Toutefois, il est fort conseillé de leur offrir l’accès à un abri fermé sur 3 côtés afin qu’ils puissent s’y reposer ou tout simplement s’abriter quand il le souhaite. Un abri bien pensé et coupant le vent dominant permet au cheval de mieux lutter contre le froid car il lui évite de perdre de la chaleur.

Note importante : Le cheval a une grande résistance au froid sec. Lorsque la pluie et ou le vent s’en mêle, le cheval est plus vulnérable à ses intempéries et aura plus de mal à lutter contre le froid. Il faudra donc impérativement qu’ils aient accès à un abri ou un endroit sec pour qu’ils puissent se réchauffer et surtout avoir les pieds hors de la boue pour éviter tout problème.

Petite balade hivernale

Après des jours de pluie, le soleil sort enfin! Impossible pour moi de laisser passer une telle journée sans en profiter. Je choisis un peu la facilité en décidant de sortir Rytminka.

Je prépare la miss, j’ai de quoi faire au vue de la tonne de terre qu’elle a sur elle à force de se rouler dans la boue. Une fois fait, on part. Ryry est assez coopérative, l’encolure bien basse et on avance à bonne allure, chose plutôt rare venant de sa part. D’habitude on avance au pas le plus lent du monde.

Arrivé au lac, Rytminka continue sur sa lancée en mode pas très rapide et puis milieu du tour, elle se stoppe. Je pense d’abord à un arrêt crottin, mais rien. Je remet ma jument en avant et là, madame me fait un demi tour en secouant la tête, genre « je veux plus ». Je gronde franchement et on reprend en mode je trotte à moitié. Je remets en place, demande plus de calme et elle se tient sur quelques mètres pour recommencer. Elle m’a fait ça sur le reste de la balade.

A me faire de la comédie à prendre peur d’une branche, d’une voiture et j’en passe… J’ai, sur la fin du tour du lac, mis ma jument au trot sur un cercle. Une horreur. Elle avait le feu au fesse. J’ai pris mon temps, et on a continué les cercles, les transitions et les arrêts. Elle commence a être bien, je stoppe et on fait des montées et descentes de pente pour travailler ses acquis. On repasse à l’endroit où elle avait embarqué ma soeur, elle passe nickel au pas tranquille.

Je décide donc de prendre le chemin du retour. Je slalom entre les arbres, les rochers, les poubelles, ça va plutôt bien. Par contre une fois sur le bitume une horreur à nouveau, à faire des écarts en passant prêt de chevaux, à se mettre au milieu de la route. Bref, j’étais assez contente de rentrer à la maison.

Bilan : L’hiver Madame est pas très accommodante. Bon, connaissant Rytminka, elle aime faire sa pur sang de temps en temps et ça faisait longtemps que ce n’était pas arrivé. Après, je préfère qu’elle le fasse avec moi qu’avec quelqu’un d’autres, parce qu’elle ne m’impressionne pas du tout et que je ne me laisse pas faire. Etrangement, à la fin de la balade, lors de la partie « récompense » broutage, elle n’avait plus peur de rien du tout…

Cadeau de Noël

J’espère que vous avez passé un très bon noël, que vous avez été bien gâtés et que vous avez bien profitez de vos proches!

Qui dit Noël et cavalière, dit forcement cadeau en relation avec les chevaux! Cette année n’a pas dérogé à la règle, aussi j’ai eu le droit à :

De magnifique gant d’équitation :

Un très beau polo à manche longue :

Une petite peluche mascotte : Santa

Deux jolies mugs à l’effigie de mes grosses :

Anecdote amusante, j’ai eu la même idée que mes soeurs en offrant le même cadeau à ma copinaute.

Et pour finir, un magnifique sac de pansage :

Jusque là, j’étais plus une adepte des boîtes de pansage, mais avec mes chevaux qui aiment bien les renverser et donner des coups de pieds dedans dès que j’ai le dos tourné, cela fait qu’elles ne vivent pas très longtemps. Du coup, j’ai décidé de changer suite à un article que j’avais lu sur les avantages d’un sac de pansage.

Parce qu’il n’y a pas que le foin dans la vie…

Il y a aussi les branches! Mes jument en raffolent et à chaque Automne je leur donne des branches à ronger. Elles ne se font pas prier, surtout Rytminka et elles mangent l’écorce avec appétit!

Elles délaissent vite le foin pour avoir le privilège de mordre à pleine dent le bois. De vrai petit rongeur! Quand elles ont finit il ne reste que ça :

On oublie souvent qu’un cheval a besoin de ronger! Avant les prés étaient bordés d’arbres ce qui leur permettait de pouvoir ronger le bois. Ma petite troupe a une belle haie avec des arbres fruitiers au milieu, d’ailleurs tout ce qui était a porté de dent a été rongé! Du coup, je leur donne des branches fraîchement coupées pour compenser à présent.

Je lis souvent des commentaires sur le net, comme quoi si un cheval mange du bois c’est qu’il a des carences, où qu’il s’ennuie. Ce n’est pas spécialement le cas, un cheval a besoin de ronger du bois par période (l’automne principalement), donc il ne faut pas chercher à stopper cela ou l’en empêcher. C’est quelque chose de naturel, ne vous inquiétez donc pas si il en mange. 😉 Et puis c’est sympa de les voir mordre le bois à pleine dent et ça les occupe pas mal cela dit au passage! 😀

Pour ma part, mes chevaux savent quelles essences de bois elles peuvent manger sans « danger », cependant les arbres a privilégier sont : les arbres fruitiers, le saule, le noisetier.

Consommation de Foin 2017

Ça y est, j’ai stocké la dernière livraison de foin de cette année. Je peux donc déjà faire le bilan de ma consommation de foin. 😀

Pour l’année 2017, mes juments et Pompon auront consommés :

  • 290 bottes 
  • 7 tonnes de Foin
  • 1015€ de budget

Je peux donc faire le comparatif avec l’année passée, où la consommation avait été de 176 bottes, j’ai donc eu une augmentation de 114 bottes!

Ceci s’explique par :

  1. L’arrivée de Pompon en plus de mes deux juments (même si ce n’est pas lui qui mange le plus).
  2. L’hiver a été excessivement froid. Les températures étaient très souvent négatives, contrairement aux hivers passés où je n’avais que quelques gelés le matin, là j’ai eu des semaines entières -2/3. Ressenti moins -11 à cause du vent fort. Du coup, la petite troupe a consommé plus de foin (logique).
  3. Une très grande sécheresse et ce, dès le printemps où nous n’avons pas eu beaucoup de pluie, donc très peu d’herbe ce qui m’a obligé a donner du foin en grande quantité même l’été.
  4. Cet Automne rejoint l’hiver du début d’année 2017, car j’ai des températures négatives le matin et même un peu de neige. Donc là aussi une augmentation de consommation.

Voilà. J’espère que je ne vais pas avoir de telle augmentation de foin chaque année et que ce printemps soit plus prolifique au niveau de l’herbe. Et vous, vous avez consommé plus aussi?