Manque de pluie

Nous manquons cruellement de pluie. (Petit article de France Bleu sur le sujet ici).La situation devient de plus en plus dramatique. Une des première conséquence de ce manque d’eau : le peu de fourrage récolté cette année, c’est d’ailleurs une des raisons de sa montée des prix.

Malheureusement, vue qu’il ne pleut pas, mes parcelles restent bien désertes, et si cela continue ainsi, la remise à l’herbe de mes chevaux au printemps est complètement compromise. Du coup, je risque d’avoir besoin de plus de foin, or mon fournisseur m’a clairement dit que sa récolte n’a pas été aussi haute que d’habitude et que par conséquent il a, à la botte prés, les 200 que je prends annuellement….

Ce qui complique grandement les choses, car c’est un des rares fournisseur du coin qui livre en petite botte (25kg), les autres faut soit aller chercher le foin, soit ils le livrent en roundball… Et encore, beaucoup n’ont plus rien à vendre.

J’en viens à rêver de pluie! Ca me manque!!! J’espère vraiment que la situation va s’arranger car sinon sur la durée, les choses vont se compliquer…

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Tout en Heunetz

Mes petits filets achetés l’année dernière sont déjà tous percés.

J’ai au fur et à mesure réparé les trous avec du fil qui tient mes bottes de foin, mais il cassait à d’autres endroits… Les mailles se sont effilochées :

Alors qu’à la base, en bon état, ça ressemble plus tôt à ça :

Du coup, j’ai un peu cassé ma tirelire et je me suis achetée deux filets heunetz :

J’ai remplacé mes filets troués par ceux la :

Avec ces nouveaux filets, mes points d’accès nourritures sont tombés à 4. J’en ai perdu un, mais honnêtement vue qu’il n’était pas idéalement placé, il n’apportait rien sur un niveau « déplacement » des chevaux.

Les habitudes perdurent et ils leur arrivent d’attendre à ce niveau que du foin « tombe ». :p

A présent, je suis complètement équipée niveau filet, vue la solidité de ces beaux filets verts, ils vont me tenir un long moment et tant mieux!

Semer parcelle

Après les essais catastrophiques du printemps, qui n’ont absolument rien donné à cause de la sécheresse, il me restait un peu de semi. Du coup, lorsque j’ai vue cette partie complètement « morte » d’une de mes parcelles et que je pouvais l’arroser, j’ai retenté l’expérience :

Je tiens à préciser que chez nous, en Drôme nous n’avons PAS de pluie depuis des mois. Il a plu seulement une journée en Septembre. Mes parties de parcelles complètements brûlées durant l’été, le sont toujours, comme vous pouvez le voir sur cette photo. Le vert que l’on voit derrière est très rare et ça représente quelques millimètres d’herbes, pas plus. Cela devient de plus en plus problématique, et je me dis que si nous n’avons pas de la pluie rapidement, les récoltes de l’année prochaine en foin risquent d’être encore une fois compliquées…

Du coup, j’ai réutilisé la méthode qui avait le « mieux » fonctionnait, disperser les graines et recouvrir d’une légère fine de crottin.

Je prends donc bien le temps d’arroser tous les jours au début, puis à présent tous les deux ou trois jours vue que cela commence à sortir.

On ne voit pas très bien sur les photos les minuscules pousses d’herbes, mais elles sont bien présentes. Un travail qui se fait doucement, mais il est évident que si je fois refaire mes 3500m² de la parcelle ainsi, je n’ai pas fini. Il me reste encore quelques semis, je les utiliserais mais après que ce côté est bien pris, car je n’ai pas envie de m’embêter à déplacer l’arroseur à chaque fois…

Nettoyage du matériel

Je vais tenter d’instaurer un nettoyage de mon matériel d’équitation une fois par trimestre (au changement de saison, ça serait pas mal).

J’ai donc commencé par mes filets :

J’avoue ne pas spécialement aimer tout démonter, pour tout remonter, bon ok, je ne suis pas sûre que quelqu’un aime le faire… Cependant au vue de ma mémoire immédiate de poisson rouge, je dois bien prendre en photo les filets pour les garder correctement ajuster à mes juments.

Par contre, j’adore nettoyer et graisser ma selle.

Malheureusement, j’ai découvert que sur un des grands quartiers, le cuir est devenu très fin, le trou ne va pas tarder… Je suis un peu dégoûtée… Bon après j’essais de relativiser en me disant qu’elle à 8 ans, que c’est une selle que j’ai pas payé trop cher et surtout qu’elle a subit mon apprentissage de base… Cependant, je m’y suis attachée à ma petite selle.

Prochaine étape : les boîtes de pansage!

Petite balade

Samedi, temps magnifique, pas un brin de vent et des températures agréables, je décide de sortir Coccinelle en balade autour de la base de loisir. Ce choix n’est pas anodin, un Samedi aprem avec un temps pareil, la base doit être noire de monde et cela va me permettre d’avancer encore un peu plus avec ma belle jument.

Je prépare la miss qui me boude un peu et puis on part. Madame avance tranquillement, elle regarde de partout et elle prend la manie de marcher sur le bord de la route en herbe. Plusieurs fois je la repositionne sur le chemin et elle finit par comprendre.

Je descends pour faire la partie de route bien passante et Coccinelle ne rechigne pas à un seul moment. De très beau progrès car jusqu’à présent j’avais toujours le droit à des arrêts brusques à certains endroits. Là, tout est fluide et c’est parfait.

Arrivée à la base, je remonte la miss qui ne bouge pas d’un poil au montoir et on commence le tour. Il y a beaucoup de monde et Coccinelle regarde de partout. Elle se stoppe quelques fois pour pouvoir avoir le temps de tout analyser, je la remets à chaque fois en avant.

Puis elle aperçoit un cheval qui est sortit en main, ce dernier est ramené tranquillement au Centre équestre et là ma grosse me fait un demi tour avec départ au galop. Je stop la miss très rapidement, je me félicite au passage d’être restée sur ma selle, et je calme la miss. Elle piétine un peu, l’idée de descendre m’effleure si elle continue de chauffer, je la gronde un peu et la pression redescend. Elle accepte docilement ma demande de repartir pour continuer le tour.

Elle me fait un peu de comédie sur les 5 minutes suivantes « oh un tronc d’arbre », « oh une poubelle », etc… mais rien de bien méchant et elle passe toujours quitte à faire un mini détour.

Plus loin on fait un peu de trot, elle est assez timide et joue à j’accélère, je ralentis, j’accélère et je stop. Un excellent exercice pour m’obliger à être bien droite et ne pas me pencher en avant comme j’en ai la sale habitude, mes abdos travaillent pour me garder bien en place selon ses à-coups, mais je l’oblige à continuer encore un peu. Puis je demande le pas.

La balade se continue, on travail le trot principalement quand j’ai la place de trotter et elle prend de plus en plus ses aises. Puis on arrive au niveau d’un petit sentier en pente que je lui fais prendre à chaque fois et dont elle tente de se soustraire inlassablement.

Cette fois je prépare bien le truc et l’on passe mieux que les autres fois. Dans le coin boisé on refait du trot, et là elle y va à fond, je sens même que le galop n’est pas très loin et qu’elle est au maximum de son trot. On repasse au pas au bout du chemin boisé et on retrouve à nouveau le monde.

La des enfants jouent au ballon, j’évite bien leur « terrain » de jeu, mais ils s’arrêtent quand je suis à leur hauteur, c’est gentil sauf qu’une fois passée, ma jument n’a pas aimé la reprise du jeu et elle m’a fait un ptit bon en avant. La aussi je l’ai vite reprise et on a continué au pas.

On est arrivé sur la partie « circulante » avec voiture et elle a été très à l’écoute au milieu de nombreuses voitures. Parfait! On croise une autre cavalière, qui faisait le tour du lac en sens inverse et Coccinelle a tenté de la suivre. Je replace la jument et on repart.

On arrive au point de départ et pour être sûre que ma Coccinelle ne me fasse plus de demi tour plein galop prêt du centre équestre, je repasse à ce niveau, l’obligeant à repartir comme si on refaisait un tour. Ma jument n’a rien tenté, elle était prête à refaire un tour, du coup pour la féliciter de ses efforts, beaucoup d’agitation autour de la base et de son comportement, j’ai mis pied à terre.

Le changement d’attitude a été immédiat, à peine le pied posé au sol que ma jument était en position d’encolure basse et méga détendue, genre « ça y est, elle prend le relais, je peux me reposer ».

Ma jument a été très sage sur le retour et arrivée au chemin je l’ai remonté comme à chaque fois. Je retrouve toujours une jument en mode « cool », encolure basse, détendue et complètement tranquille lorsqu’on est sur ce chemin en mode retour.

Bilan : on progresse. Le monde, le bruit, l’agitation de la base de loisir a été formateur. Franchement pour une jeune jument, en fin de débourrage, pouvoir partir seule dans ce milieu c’est fantastique. A aucun moment j’ai été dépassé par les événements, j’ai su rester calme quand Madame a un peu paniqué, elle a su m’écouter et prendre sur elle. Je me suis étonnée de ne pas avoir le coeur qui battait à 200, à ne pas avoir les mains et jambes qui tremblent et pouvoir réfléchir calmement à une solution sans me soucier du regard des gens autour. (oui, je me jette un peu des fleurs). Bref, une très bonne séance.

Les assurances

Aujourd’hui, je vais vous parler des différents types d’assurance du monde équestre et autre.

La plus connue, c’est la license FFE : elle couvre toutes les activités équestres. En gros, si votre cheval botte quelqu’un ou un autre cheval, c’est elle qui prend en charge les frais. Après, il existe des extensions permettant de prendre en compte tous les autres problèmes : cheval qui est chez vous au pré et qui s’enfuit, si il vous arrive quelque chose à cheval, etc…

La responsabilité civile : elle est comprise dans l’assurance habitation, sinon il faudra la prendre à part. Elle couvre les dommages que votre cheval fait à autrui. C’est-à-dire, un cheval qui saccage le pré du voisin, qui tape une voiture, etc. Elle ne vous couvre pas si vous vous êtes blessé.

Les assurances spécialisées « cheval » : Ces derniers proposent de tout. De la protection des dommages que votre monture peut faire, du vol dont elle peut être victime, d’un rapatriement qu’elle aurait besoin, de son décès, etc… Mais elles peuvent également couvrir les soins dont le cavalier peut avoir besoin, mais aussi maintenir son salaire si il y a arrêt maladie, invalidité, etc… Les possibilités sont nombreuses, à vous de voir ce qui vous convient le mieux!

Les assurances fin de vie cheval : elles commencent à se faire de plus en plus nombreuses. Faire enlever son cheval lors de son décès coûte cher, aussi des assurances prennent en charge l’équarrissage. Certaines vont plus loin car la demande des propriétaires d’offrir une fin digne se fait de plus en plus nombreuses. Ainsi, des assurances prennent en charge une partie ou la totalité de la crémation.

Bilan : à mon sens il est important d’être bien assuré. Au minimum tout le monde à la responsabilité civile, vous couvrant des dommages pour autrui. Cependant, il est important de penser à soi aussi. Pour ma part, j’ai une assurance accident et famille. Elle me couvre pour tout accident de la vie de tous les jours et dans mes loisirs également.

Le tout naturel…

L’équitation change, les mentalités aussi, les méthodes dites « éthologiques » sont de plus en plus nombreuses et rabaissent la monte quelque soit. Aujourd’hui monter à cheval n’est bien vue que si vous montez en « naturel », sans embouchure, sans fer, sans aides artificielles et encore, la monte en elle même est parfois même bannis, sous prétexte que ce n’est pas naturel de monter un cheval….

Honnêtement, qu’il y ai une prise de conscience sur le mode d’hébergement des chevaux (le box) ou bien les fers, voir même des embouchures, ne me dérangent absolument pas. Savoir se remettre en question et se demander si ce que l’on fait est bien ou pas, c’est une excellente chose!

Cependant, il ne faut pas tomber dans le travers de faire les choses pour les faire sans avoir le niveau et ou la technique.

Je m’explique. Monter sans mors est tout à fait louable, mais si c’est pour monter en licol etho n’importe comment, je ne vois pas d’amélioration au mors et donc, je ne vois pas un mieux pour le cheval.

Il en est de même pour la mise au pré ou dans un paddock h24. Je préfère voir un cheval qui séjournera en box la nuit et quelques heures par jour avec des sorties régulières au pré ou paddock, plutôt que de voir un cheval abandonné dans un pré. Pareil pour le ferrage. Je préfère voir un cheval ferré des antérieurs avec un suivi constant du maréchal, qu’un cheval mis pied nu, sans suivi d’un pareur, parce que le pied se fait « tout » seul.

Il faut savoir se raisonner. Oui, nous devons aller vers un bien être du cheval, mais nous ne devons pas le faire d’une, sans réfléchir, de deux sans avoir le niveau et ou les compétences que cela demande et de trois pour suivre un effet de « mode ».

Or, nous assistons de plus en plus à un véritable lynchage de la part de ses « pro » du naturel qui ne tolèrent plus l’évolution parfois plus lente de certains ou la non évolution d’autres dans leur sens.

Un cavalier avec une excellente assiette arrivera à monter son cheval à cru aux trois allures, quelqu’un qui n’a pas une bonne posture, ne se risquera pas à faire plus de quelques foulées au trot. Savoir rester en sécurité est la base, si on a du mal à contenir son cheval avec un mors, on ne va pas se risquer à monter en cordelette. C’est du bon sens, or certaines personnes préfèrent culpabiliser les propriétaires sans tenir compte de leur niveau, de leur moyen et de leur capacité à se remettre en question.

Il vaut mieux faire évoluer une personne dans le bon sens et qu’elle fasse les choses correctement, que dix qui vont faire n’importe quoi…